MAE NAM KHONG RAK แม่น้ำโขง ความรัก

22 juin 2010

VOYAGE AU PAYS DE LUMIERE © Ta-Nõn.FM.Paris , Si c'est le destin qui nous guide, qu'il nous guide alors au pays de nos rêves...

Record 2000-mix2010

Des jours-des nuits

Cela se passait alors sous les étoiles, les grillons chantaient et dans la cabane sur le flan où nous étions allongés silencieux, le temps était arrêté depuis longtemps, le vent frais balayait délicatement la pièce unique en bambous sans murs, le sol doux comme la peau, sans fenêtres libre. Transporté vers une ère lointaine, j’essayais de mémoriser de force ce moment fantastique, imaginaire, rêvé. Il était très tard, et la nuit noire d’étoiles allumées comme les cierges, au milieu des montagnes constellées. Les chemins n’étaient pas goudronnés, aucun éclairage ne venait trahir cette vallée endormie, le village irréel dès le coucher du soleil où rien ne verrait troubler cette paix et la quiétude du décor fait pour moi depuis dix-mille ans déjà et puis.
Dans ce même site j’eus une sorte de transport, à peine réaliste à ranger dans un conte merveilleux, mais je ne saurai en parler avec les mots, et le décrire en ternirait sa vérité tel un sein marmoréen, tant il fût doux et miraculeux, d’une seule pièce de cette Thaïlande que j’adorais malgré le temps qui passait, qui nous avait séparé quelquefois, une séquence longue et courte, de grâce et de légèreté surtout.
Ces nuits magiques se sont répétées autant de fois que la volonté de s’échapper de sa carapace l’homme du dedans poète, amoureux de la vie toute entière en se révélant nu et vierge de toutes les trahisons et polluant d’avant. J’avais les traces les photos de tout, il suffisait de regarder pour que le cinémascope se mette en marche, la bobine file saute, les voix lointaines comme ces enregistrements des belles années, prises de sons équivoques microphones succcints, laissant passer l’essentiel, le grain de cette existence comme la langue du chat qui aggripait tout ce qu’elle pouvait sur son passage. après ça que reste-t-il, a t-on vécu trop ou trop peu, la peur de ne jamais retrouver ce miel des Célèbes, radeau des mer.

trainbkk

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOYAGE AU PAYS DE LUMIERE ©

Le train roule dans la nuit, quelque part entre Ayutthaya et Phitsanulok.
J’étais seul au monde et me demande la raison d’aller vers cet inconnu.
Devant moi un jeune paysan maintient ses poules pour éviter qu’elles ne s’enfuient.
Sur ma gauche un bonze discute bruyamment.
Assis sur la banquette d’un authentique wagon de troisième classe, je regarde les lumières mystérieuses des villages flottant sur l’immensité des rizières imaginaires.
Il est maintenant 19 heures et je repense a mon arrivée dans ce pays, refuge de mes rêves.
Bangkok et son vacarme était heureusement déjà très loin.
Sur le terminal de l’aéroport international j’observe les différents moyens de gagner au plus vite mon hôtel, car très fatigué par 13 heures de voyage.
Taxis, tuk-tuks, mobylettes, limousines s’acharnent à ce que les quelques routards épargnés de ce boeing 747, des tours operators, utilisent leurs services et non les bus aux destinations mystérieuses pour tout le monde et surtout le chauffeur, mais dont le prix et l’absence de marchandage facilite leur utilisation pour le fareng en provenance directe de Paris.
Je regarde les routes superposées qui mènent toutes à Bangkok.
Tassés dans les Toyota, femmes et enfants secoués par les interstices des ponts, attendent sagement dans le vacarme et la pollution qu’on les délivre de leur prison momentanée.
L’absence d’angoisse est de suite visible sur ces visages lisses et souriants. La surprise de voir par millier ces masques magnifiques me fait peu à peu pénétrer dans la beauté et le mystère d’une race encore pure par son homogénéité et l’absence presque totale de métissage.
On n’arrive jamais à croire à cette réalité, les filles en chemises blanches et jupes bleues sont assises par trois ou quatre sur des scooters Honda roulant par meutes, insouciantes qu’il existe un autre monde où ne règne pas la beauté.
Cette joyeuse folie me pénètre de suite et je ris de me trouver vivant au cœur de cet univers lumineux si longtemps recherché.
C’est la réalité du Bouddhisme vécu au quotidien qui se dévoile peu à peu et se déroule majestueusement sous mes yeux, pareille à une extraordinaire introduction musicale, où chaque silence chaque note est comme par évidence à sa place.
Pourtant, je ne suis encore qu’à Bangkok, ville affublée de tous les maux, dont l’occident aime lui attacher sa plus triste parure.
Loin de moi cette peau d’occidental, je décide de m’enfoncer délicieusement dans ce royaume qui par sa simple existence répond à mes espoirs secrets.
Dans le bus une jeune fille m’aide à déterminer l’arrêt où je dois descendre, je la regarde je ne suis plus pressé, elle prend ma main et m’indique sur mon plan les passages du bus .
Elle fait durer les choses et la magie s’installe, dans quel paradis suis je donc arrivé , elle s’arrête au même endroit que moi, je lui fais un signe et la regarde partir.
Un homme se charge grâce à cette thaïe de me conduire au prochain bus, finalement il m’accompagnera jusqu'à mon hôtel se chargeant même de payer pour moi.
Comment imaginer qu’un jour, on se retrouve au cœur de l’Asie où toutes ces sculptures vous observent délicatement et pourtant avec insistance, pareille à des chats. Ce monde sonore et pourtant d’un silence sacré reste un mystère pour le Frenchie habitué au fardeau d’une population piaillante, exhibitionniste et indifférente.
Ici les choses ne peuvent être que maîtrisées, pourtant l’amour y règne en maître avec désinvolture et respect à la fois de la tradition. Dans tous les regards, les attitudes gracieuses des femmes et des hommes qui se découvrent en douceur.
Rien de ce que je connaissais ne peut ressembler au Siam.
La population que j’observe discrètement dans ce train dort maintenant. Ils ne me regardent plus et je peux me montrer plus audacieux.
Le mouvement lent de ce train lancé à plus de 35 ou 40 km/h distille mon passé qui m’avait conduit ici ou chaque chose nouvelle est la promesse d’une vie enfin différente. Je réalise une obscure volonté et curieusement je me sens chez moi dans cette apparente solitude.
L’impression d’être en cohérence et en harmonie avec moi même se dessinait peu à peu. Je suis au cœur de mon royaume, étranger à tous ces gens et pourtant si proche d ‘eux, je les aime déjà.
Il y a des moments où l’on entre en soi-même de façon complète, j’étais dans une de ces phases où quelque chose vous conduit à comprendre enfin ce que vous êtes.
L’aspect surréaliste de votre présence à l’autre bout de la terre ne peut que conforter cette idée de retour dans l’univers de prédilection où siège votre moi véritable.
Ce n’est pas tant une idée d’individualité mais plutôt la réalisation de quelque chose qui paraît inaccessible, une sorte d’étape décisive de votre vie qui change à jamais son déroulement. Cette réorientation indispensable, s’ajoute comme une sorte d’évidence. Il n’y a pas illumination mais plutôt découverte limpide de ce qui va compter maintenant dans un corps doté d’un nouveau regard.
Afin de ne pas trop m’éloigner de mon ancienne réalité, je voyageais avec une canadienne de Vancouver aux traits hindous qui avait pour nom Kamni Magdu.
Nous nous étions rencontrés à Bangkok, elle venait de Malaisie et une sorte de pacte tacite nous faisait circuler ensemble mais chacun à l’autre bout du train, préservant ainsi le voyage solitaire et ce n’est que quelques minutes avant Phitsanulok que les thaïs découvraient avec stupéfaction le métissage possible d’un européen au long nez avec une nord américaine à la peau brune.
En silence et sans sourires, nous attirions les regards au moindre de nos mouvements doublés de nos très encombrants sac à dos.
Notre langage anglais et nos accents différents surprennent, on ne se comprend pas parfaitement bien mais mieux qu’avec les thaïs.
L’être véritable resurgit à chaque moment, alors que je découvre Phitsanulok, je subis déjà le poids invisible d’une homologue occidentale qui pèse de toutes ses forces pour une séparation proche. C’est finalement une sorte de destin qui dicte à chacun de faire son propre voyage, puisque l’on retrouve ici les mêmes impossibilités du monde occidental. Sensation difficilement explicite et pourtant très claire au fond de moi, je mets en lumière ces signes connus d’espoirs qui périclitent ainsi qu’une réorientation et remise en cause rapide afin de se préserver.
Pour ne pas me laisser faire par les événements, je prends les devants lors d’une séance de marchandage ou j’abrége les discours des conducteurs de tuk-tuk qui cachent leur ignorance par du remplissage,« yes or no ?». Contraint par la raideur ou rigueur toute occidentale, ils tournent le dos promptement, enfin nous étions débarrassés. Nous voilà dans une nuit noire vers un obscur dortoir Zen qui va marquer le glas de notre rencontre.
Ce fut dès lors, une nouvelle chute rapide pour une renaissance flamboyante, au cœur de la Thaïlande que je découvre avide.
Ce qui peut apparaître comme solitude se transformait en marque d’intérêt pour l’autre.
Je sortais peu à peu de ma lourde cuirasse forgée au fil des ans dans ce monde de ma naissance et qui me devient maintenant étranger.
Je m’allégeais et voyageais aisément, recouvrant peu à peu la vue.
Chaque jour s’orne alors de rencontres multiples, enrichissantes et toujours plus importantes pour l’approfondissement de soi. Chaque découverte d’un être me mobilise complètement et je ressens des sensations nouvelles.
Pour la première fois je comprends le sens du mot amour au travers de cette volonté à communiquer. L’anonyme devient source de bonheur, l’univers s’embellit.
Plus rien ne m’arrête, mes peurs et mes angoisses s’envolent, si bien que je prends l’initiative constamment.
Cela peu paraître discutable, mais ces faits sont biens réels et vécus pleinement, j’entame une des plus importantes expériences de ma vie.
C’est ainsi que je découvre le Bouddhisme, véritable ciment de ce peuple et qui n’est autre que l’amour de l’autre par une philosophie qui pénètre les hommes dans leur quotidien et qui se traduit concrètement par une atmosphère joyeuse, détendue, active et ouverte. Pour la première fois j’aime un peuple tout entier.
La déception d’un jour c’est une nouvelle joie pour le lendemain ou la minute suivante.
Le passage à Sukhothai fut de courte durée.
La journée au milieu de la magnifique vieille ville est ternie par la mauvaise volonté de ma compagne de voyage. Au milieu des ruines elle fuit je ne sais quoi, puisque de mon coté mon temps est occupé par la photographie. Elle ne supporte pas la dépendance, ce que je comprends aisément. Le soir même nous nous quittons violemment, omettant la forme, elle me claque littéralement la porte au nez, je suis déstabilisé mais pas détruit, puisque grâce à elle, je lui dois ma nouvelle découverte de ce pays et l’en remercie aujourd’hui.
Cet épisode me mène rapidement à Chiang Mai par le bus, ville mythique pour les guides et qui est pour moi le signal d’aller très vite vers un lieu où le touriste est une denrée inexistante. Bien sur j’y rencontre un british de la plus pure tradition qui m’ouvre son cœur et me fait visiter la ville en me montrant les points stratégiques, la poste, les bons restos, les marchés.
C’est la grande rencontre avec les moustiques qui m’assaillent dès mon arrivée, le lendemain j’ai de véritables bleus aux avant-bras, ils se sont régalés, je commence alors à prendre mes médicaments contre le paludisme et malheureusement je n’ai rien contre la malaria qui sévit au nord-est, là où je me dirige.
Depuis déjà deux heures le bus a quitté Chiang Mai, nous traversons des paysages fantastiques de jungle sur une route escarpée, on aperçoit alors des vallées aux chevelures blondes insérées entre deux montagnes, ou pousse le riz et au fond fréquemment se détache une cabane sur pilotis faite de bois, de terre et de joncs, traditionnelle en cette région. Il est impossible de s’arrêter et pourtant chacun de ces endroits sont extraordinaires. On se demande toujours avec nostalgie si le temps nous permettra un jour de visiter précisément ces lieux enchanteurs. Comme j’aime cette Thaïlande simple et belle, douce et vive. Je regarde par la fenêtre de ce bus « air conditionned », luxueux, ces gens qui vivent si simplement et que j’envie.
Il est difficile de partir en Asie, sur place on se demande ce que l’on a attendu pendant dix ans.
Lorsque l’on sait enfin ce que l’on a besoin, il est plus aisé d’organiser son avenir.
Je regarde ces figures parfaites...
Je n’ai pas grand chose et pourtant il y a tout ce que je peux souhaiter.
Que se passe t-il dans ce pays inconnu ? Je suis seul mais les gens me protègent, je ne crains rien, il est si facile de disparaître, que je me sens aussi plus matériel que d’habitude.
Ce monde pacifique, me permet d’exister et de regarder la vie directement.
Je conçois la beauté qui m’entoure comme la mienne, je la regarde et la comprends, je ris intérieurement, sans doute de bonheur.
Il est un moment très précieux, lorsque l’on prend conscience des formidables possibilités qu’offre le monde à qui sait le regarder. Alors la morosité disparaît et l’on ne peut être qu’étonné et ébahit de sa beauté et de sa diversité. Peut être est-il plus facile de faire ce constat ailleurs où tout semble beau parce que différent ?
Ensuite, on ne perd plus cette joie qui vous envahit, à chaque regard, chaque découverte. Rien ne peut exprimer ces sensations de votre présence ici, toutes ces odeurs et ces parfums qui siègent votre nouvel univers. Comme il est agréable d’être étranger à toute chose, les véritables sentiments se dégagent clairement, il n’y a pas de jugement dans votre regard avide, vous êtes au stade de l’enfant qui vient de naître, vous avez en vous le potentiel d’une vie.
En regardant les photographies des enfants du Wat je repense à cette après-midi où ils m’apprenaient le thaï et riaient de ma difficulté. J’essaie d’objectiver ce qu’ils vivent véritablement. Mais je vois une petite bande joyeuse et menue, au centre de l’image, se regroupant d’eux-mêmes.
Ils sourient, comme je les aime, c’est une rencontre extraordinaire.
Je reviendrai pour les revoir, sans doute la plupart seront encore là, oui pour eux je ferais dix milles kilomètres.
On ne sait ce qui pousse quelqu’un à aller vers l’inconnu, pour lui le hasard. Il est passionnant de penser à tout cela, se torturer l’esprit, mais l’essentiel est que vous y soyez.
Ce peuple vous apprends à regarder et à écouter.
Ne sauront-ils jamais que leur existence est primordiale à mes yeux. Comment dévoiler leur véritable valeur au monde. Ils vivent heureux ou malheureux, ils ne le savent même pas.
Je mets en eux tout l’espoir que j’ai pour l’humanité.
Paris 1997
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Textes et Photos droits réservés : françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris All rights reserved

 

เดินทางไปดินแดนแห่งแสง ©
รถไฟได้เดินทางในเวลากลางคืนที่ระหว่างอยุธยาและพิษณุโลก.
ฉันเป็นคนเดียวในโลกและขอให้ฉันเหตุผลไปที่ไม่ทราบ.
ก่อนหน้าฉันสาวชาวไร่เก็บของเขาไก่เพื่อป้องกันพวกเขาจากหนี.
บนซ้ายของฉันมีการพูดคุยสงฆ์สุดเสียง.
นั่งบนบัลลังก์ของแท้สามชั้นรถฉันดูที่ลึกลับไฟลอยหมู่บ้านในกว้างใหญ่ข้าวฟิลด์นึกคิด.
เป็นเดี๋ยวนี้ 19 ชั่วโมงและฉันคิดว่าฉันมาถึงในประเทศนี้ที่ที่พึ่งของฉันฝัน.
กรุงเทพฯและเสียงคือเดชะบุญสุดกู่.
ที่มินัลจากท่าอากาศยานนานาชาติฉันเห็นว่าวิธีต่างๆในการชนะที่โรงแรมของฉันได้เร็วขึ้นเนื่องจากเหนื่อยมากโดยการเดินทาง 13 ชั่วโมง.
รถแท็กซี่, tuk-tuks, รถจักรยานยนต์, limousines น้าวที่ไม่กี่เดินทางจำกัดจำเขี่ยนี้ boeing 747, บริษัททัวร์ใช้บริการของพวกเขาและไม่ลึกลับรถเมล์เพื่อปลายทางทั่วโลกโดยเฉพาะอย่างยิ่งและไดรเวอร์แต่ผู้ราคาและไม่มีการทุ่มเถียงสะดวกของพวกเขาใช้สำหรับ Farenga โดยตรงจากปารีส.
ฉันมองถนนที่นำทั้งหมดซ้อนทับในกรุงเทพฯ.
บรรจุในโตโยต้า, หญิงและเด็กที่ได้รับผลกระทบจาก interstices ของสะพานรอจุ๋งจิ๋งในเสียงดังติดๆกันและมลพิษที่ปัญหาของชั่วคราวคุก.
การขาดความกังวลคือการมองเห็นได้ในทันทีที่ราบรื่นและใบหน้ายิ้ม. ประหลาดใจเพื่อดูพันสวยงามเหล่านี้มาสก์ฉันค่อยๆใส่ความสวยงามและความลึกลับของบริสุทธิ์การแข่งยังคงความเป็นแบบเดียวและเกือบจะไม่มีการทำให้ผสมพันธ์ุกันทั้งหมด.
คุณอาจจะไม่เชื่อว่านี่, หญิงในเสื้อยืดสีขาวและสีฟ้า skirts นั่งอยู่กับสามหรือสี่ล้อ scooters โดยฮอนด้าแพ็คไม่สงสัยว่ามีอื่นโลกที่ไม่มีความงาม.
ระรื่นนี้ได้รับความบ้าฉันเดี๋ยวนี้และฉันหัวเราะพบฉันอยู่ในหัวใจของโลกนี้สดใสนานโขปรารถนา.
ซึ่งเป็นจริงของพุทธศาสนาที่อาศัยอยู่ในชีวิตประจำวันมีการเปิดตัวช้าและผ่าเผยที่ใต้ของฉันสายตาดังกล่าววิสามัญดนตรีกถามุขซึ่งแต่ละถูกนิ่งเงียบเป็นหลักฐานในสถานที่ของเขา.
แต่ฉันยังอยู่ในกรุงเทพฯ, เมือง decked ออกทุกชั่วซึ่งตะวันตกชอบการแนบเขาระทดเครื่องประดับ.
หามิได้จากฉันนี้ผิวตะวันตกฉันตัดสินใจ m'enfoncer ตุ้ยๆนี้อาณาจักรซึ่งโดยแท้ๆมีอยู่ตรงของฉันคาดหวังลับ.
ในรถบัสดรุณีช่วยให้ฉันเพื่อพิจารณาหยุดการที่ฉันจะลงฉันเห็นฉันไม่มีรีดเธอเอามือของฉันและบอกของฉันวางแผนในรถโดยสารผ่าน.
เธอสิ่งสุดท้ายและมายากลเริ่มซึ่งในชั้นฟ้าดังนั้นฉันมาก็หยุดที่เดียวกันเป็นสถานที่ที่ฉันฉันจะทำสัญญาณหนึ่งและเริ่มมอง.
คนที่เรียกเก็บเงินกับฉันไทยนำไปรถบัสเขาสุดท้ายกับฉันไปที่โรงแรมของฉันมีการเรียกเก็บเงินแม้กระทั่งจ่ายสำหรับฉัน.
วิธีนึกว่าวันหนึ่งเราพบเราเองที่หัวใจของเอเชียที่ทั้งหมดประติมากรรมคุณสังเกตระรวยยัง insistently เช่นเดียวกับแมว. เสียงโลกและยังเป็นศักดิ์สิทธิ์เงียบเป็นสิ่งเร้นลับที่ Frenchie คลุกคลีภาระของประชากร piaillante, ผู้ชอบแสดงออกและเฉยเมย.
สิ่งต่อไปนี้สามารถ mastered แต่ reigns รักและความเคารพปรเมนทร์ลวกของทั้งประเพณี. ในดวงตาที่กระชดกระช้อยทัศนคติของหญิงและบรรดาผู้ที่พวกเขาพบระรวย.
ไม่มีอะไรที่ฉันรู้ไม่สามารถมองสยาม.
คนที่ฉันสังเกตการณ์จุ๋งจิ๋งนอนรถไฟในขณะนี้. พวกเขาจะไม่ดูเพิ่มเติมที่ฉันและฉันสามารถเพิ่มเติมบังอาจ.
ที่ช้าเคลื่อนไหวของขบวนรถไฟเปิดมากกว่า 35 หรือ 40 กม. / ชม. distille อดีตของฉันที่ฉันนำที่นี่และทุกสิ่งใหม่คือสัญญาของตลอดชีวิตสุดท้ายที่แตกต่างกัน. ฉันจะดำเนินการที่คลุมเครือและวิจิตรพิสดารฉันรู้สึกที่บ้านในความโดดเด่นชัด.
อาการการสม่ำเสมอและโดยสอดคล้องกลมกลืนกับตนเองสละรูปร่างค่อยๆ. ฉันอยู่ในใจกลางของฉันอาณาจักรต่างชาติทุกคนเหล่านี้และยังให้ใกล้กับพวกเขาพวกเขาแล้วฉันรัก.
มีครั้งเมื่อเราใส่ไว้ในตัวเองกราวรูดฉันคือคนหนึ่งในหมู่ผู้ที่มีระยะเวลาที่คุณสุดท้ายเข้าใจสิ่งที่คุณกำลัง.
ที่ surreal แง่ของคุณต่อหน้าที่อื่นๆสิ้นแผ่นดินสามารถหนุนเนื่องแนวคิดนี้กลับไปในโลกที่คุณชื่นชอบที่นั่งจริงฉัน.
เป็นไม่มากจึงมีแนวคิดบุคลิกลักษณะแต่เรื่องของสิ่งที่ดูเหมือนไม่สามารถบรรลุได้มีการจัดเรียงของขั้นในชีวิตที่เปลี่ยนแปลงถาวรวิธีมัน unfolds. นี้สำคัญกระถด, เพิ่มเป็นชนิดหลักฐาน. ไม่ตรัสรู้แต่ชัดเจนค้นพบสิ่งที่อยู่ในขณะนี้ร่างกายด้วยสายตาใหม่.
เพื่อที่จะไม่เชือนแชจากเดิมของฉันจริงฉันถูกเดินทางด้วยแคนาดาแวนคูเวอร์ traits ที่ Hindus มีเรียก Kamni Magdu.
เราได้พบในกรุงเทพฯ, มาเลเซียและมีชนิดเงียบสัญญาที่เราทำกันแต่แต่ละย้ายที่อื่นๆสิ้นรถไฟจึงรักษาการเดินทางเพียงอย่างเดียวและเพียงไม่กี่นาทีก่อนที่จะค้นพบว่าพิษณุโลกไทยผวาที่ผสมที่สุดของยุโรปที่มีจมูกยาวอเมริกาเหนือน้ำตาลผิว.
ในนิ่งเงียบและรอยยิ้มที่เราดึงดูดความสนใจไปที่น้อยของการเคลื่อนไหวกับคู่ของเรามากโม่งโค่งกระเป๋าเป้สะพายหลัง.
ของเราที่แตกต่างกันภาษาอังกฤษและเครื่องหมายเสียงหนักของเราตะลึงพรึงเพริดเราไม่สมบูรณ์แต่ดีกว่าไทย.
ที่กลับเป็นความจริงทุกครั้งเมื่อฉันพบพิษณุโลกฉันแล้วก็น้ำหนักของล่องหนยมกตะวันตกน้ำหนักทั้งหมดของเขาสำหรับความแข็งแรงปิดแยก. จนเป็นที่ชนิดชาตาทุกคนที่ไดรฟ์ของเขาเองเดินทางเนื่องจากเราพบว่าที่นี่เดียวกัน impossibilities ของโลกตะวันตก. เพทนาไม่ค่อยชัดเจนมากและชัดเจนในหัวใจของฉันฉันจะเน้นเหล่านี้คุ้นเคยสัญญาณของหวังว่าปฏิเสธและ reorientation ที่กระทู้ถามรวดเร็วและการป้องกันตัวเอง.
ไม่ปล่อยฉันทำได้โดยกิจกรรมฉันเอานำระหว่างการต่อรองเซสชัน j'abrége พูดหรือไดรเวอร์ของ tuk-tuk ที่ซ่อนงมงายของพวกเขาโดยการกรอก "ใช่หรือไม่?". บีบบังคับโดยความดื้อหรือความรุนแรงตะวันตก, พวกเขาก็ผินหลังให้อย่างรวดเร็วเราสุดท้าย freed. เราอยู่ในเดือนมืดที่มืดหอพักเซนจะเครื่องหมายสิ้นสุดการประชุมของเรา.
ดังนั้นมันเป็นอย่างรวดเร็วสำหรับการตกหรูหราฟื้นตัวในใจกลางของประเทศไทยที่ฉันพบหิว.
อะไรอาจปรากฏเป็นความสันโดษหันเข้าวนดอกเบี้ยที่อื่นๆ.
ฉันออกไปนิดเดียวหนักของฉันเกราะปลอมแปลงกว่าปีในโลกนี้ที่ฉันถูกคลอดและต่างประเทศขณะนี้ให้ฉัน.
ฉันถูก m'allégeais เดินทางและง่ายดายค่อยๆครอบคลุมมุมมอง.
ทุกวันเมื่อประดับหลายประชุมเสมอรางวัลและที่สำคัญที่สุดสำหรับ deepening ของตัวเอง. การค้นพบของแต่ละเต็ม mobilized ฉันและฉันรู้สึกใหม่ sensations.
สำหรับครั้งแรกที่ฉันเข้าใจความหมายของความรักผ่านนี้ประสงค์ที่จะสื่อสาร. หุ้นที่เป็นแหล่งความสุข, จักรวาล s'embellit.
ไม่มีอะไรหยุดฉันกลัวของฉันและฉัน worries ไปแล้วดังนั้นฉันเสมอใช้ริเริ่ม.
ดูเหมือนปัญหานี้เพียงแต่เหล่านี้เป็นจริงข้อเท็จจริงและประสบการณ์เต็มฉันเริ่มหนึ่งที่สำคัญที่สุดของฉันประสบการณ์ชีวิต.
ดังนั้นฉันพบพุทธจริงปูนซีเมนต์นี้คนและที่อื่นนอกเหนือจากความรักของกันและกันโดยปรัชญาที่ permeates คนในชีวิตประจำวันและที่แสดงโดยระรื่นบรรยากาศผ่อนคลาย , การใช้งานและเปิด. สำหรับครั้งแรกที่ฉันชอบทั้งคน.
แห้วที่ของวันนี้คือใหม่กระเษมสานต์สำหรับวันถัดไปหรือถัดไปนาที.
การเปลี่ยนแปลงที่จะถูกสุโขทัยสั้นอาศัย.
วันในกลางที่สวยงามเมืองเก่าทำให้มัวหมองโดยมีเจตนาไม่บริสุทธิ์ของฉันสหาย. ที่เธอท่ามกลางซากปรักหักพัง flees je ไม่ sais quoi เนื่องจากของฉันด้านของฉันเป็นเวลาที่ถูกครอบครองโดยพระรูป. เธอไม่ดูแลฉันเข้าใจง่าย. นั่นเย็นเราปล่อยเฮือก, ออกจากรูปแบบที่เธอแท้จริง slams ประตูเขาใบหน้าฉันกระจัดกระจายแต่ไม่ทำลายเนื่องจากผ่านมันฉันเป็นหนี้เขาใหม่ของฉันค้นพบของประเทศนี้และขอขอบคุณที่พวกเขาในวันนี้ .
คราวนี้นำฉันไปเชียงใหม่ได้อย่างรวดเร็วโดยรถโดยสารไปยังเมืองที่เป็นนิยายโบราณชี้แนะทางที่สำหรับฉันเป็นสัญญาณไปอย่างรวดเร็วให้กับสถานที่ที่ท่องเที่ยวเป็นไม่เป็นสินค้า. แน่นอนฉันพบที่บริติชใน purest ประเพณีที่เปิดการหัวใจและทำให้ฉันไปที่เมืองโดยแสดงฉันยุทธศาสตร์โพสต์, ดีภัตตาคารตลาด.
นี่คือที่ดีพบกับ mosquitoes m'assaillent ทันทีที่ฉันมาถึงวันถัดไปฉันได้จริงสีน้ำเงิน forearms พวกเขาก็ยินดีฉันเริ่มใช้ของฉันต่อต้านยามาลาเรียและยับย่อยฉัน ' ไม่มีกับมาลาเรียวิกฤตการณ์ในภาคตะวันออกเฉียงเหนือซึ่งเป็นที่ที่ฉันหัวหน้า.
ที่ผ่านมาสำหรับสองชั่วโมงรถโดยสารซ้ายเชียงใหม่, เรากำลังประสบปัญหากึกกือ landscapes ของป่าบนถนนชันแล้วคุณสามารถดูหุบเขาใสสีเหลืองอ่อนๆผมสองภูเขาหรือเติบโตข้าวและสารบ่อย detaches เป็นกระท่อมบน stilts ไม้, แผ่นดินและ rushes ดั้งเดิมในพื้นที่นี้. มันเป็นไปไม่หยุดและยังแต่ละตำแหน่งเหล่านี้เป็นพิเศษ. เรามักจะประหลาดใจกับความคิดถึงเวลาเมื่อวันหนึ่งเราจะเยี่ยมชมสถานที่เหล่านี้แม่นยำพริ้มพราย. ฉันชอบประเทศไทยนี้ง่ายและสวยงามสดและชีวิตชีวา. ฉันดูผ่านหน้าต่างของรถบัส 'อากาศ conditionned "หรูหราเหล่านี้คนอยู่ดังนั้นเพียงและความริษยา.
มันยากที่จะเริ่มต้นในเอเชียในจุดที่คุณประหลาดใจในสิ่งที่คุณรอสิบปี.
เมื่อในที่สุดเรารู้ดีถึงสิ่งที่เราต้องการจะง่ายกว่าการจัดระเบียบการอนาคต.
ฉันดูที่สมบูรณ์แบบตัวเลขเหล่านี้ ...
ฉันมีเพียงเล็กน้อยและยังมีทั้งหมดที่ฉันสามารถต้องการ.
จะเกิดอะไรขึ้นมีนี้แปลกประเทศ? ฉันอยู่คนเดียวแต่คนป้องกันฉันฉันยังไม่กลัววันเป็นเพื่อให้ง่ายหาย, ฉันยังเพิ่มเติมวัสดุกว่าปกติ.
สงบนี้ให้ฉันไปอยู่และมองชีวิตโดยตรง.
ฉันจะดูความงามรอบฉันเป็นของฉันฉันดูและเห็นฉันหัวเราะอย่างเข้าข้างอาจสุข.
เป็นที่รักเดี๋ยวมากเมื่อเราตระหนักของมหึมาโอกาสโลกผู้รู้ลักษณะ. แล้วความมืดมนหายและสามารถจะประหลาดใจและประหลาดใจที่มีความสวยงามและความหลากหลาย. อาจจะเป็นเพื่อให้สามารถทำเช่นนี้ทุกอย่างอื่นที่แตกต่างกันเนื่องจากดูเหมือนปรับ?
แล้วมันไม่มีไม่มีที่กระเษมสานต์ที่ invades คุณทุกการมองผาดทุกค้นพบ. ไม่มีอะไรสามารถเอ็กซ์เพรสอาการของของคุณที่นี่ทั้งหมดเหล่านี้และมีกลิ่น scents ที่บริการใหม่ของคุณจักรวาล. ตามที่ดีที่จะนอกทุกสิ่งทุกอย่างจริงความรู้สึกอุบัติชัดเจนไม่มีการตัดสินใจของคุณหิวดวงตาคุณอยู่ที่เวทีของเด็กที่มีคลอดคุณภายในคุณศักยภาพตลอดชีวิต.
มองที่ภาพถ่ายของเด็กๆวัดฉันคิดว่านี่บ่ายที่สอนฉันไทยและ laughed ของฉันยาก. ฉันพยายามแลเห็นสิ่งที่พวกเขาแท้จริงอยู่. แต่ฉันเห็นขนาดเล็กแถบครึกครื้นและขนาดเล็กในศูนย์ของรูปภาพมาร่วมกันเพื่อให้ตัวเอง.
พวกเขายิ้มฉันต้องการจะวิสามัญประชุม.
ฉันจะกลับมาตรวจสอบที่สุดอาจจะยังคงมีให้แก่พวกเขาดังนั้นฉันต้องการหมื่นกิโลเมตร.
เราไม่ทราบว่าคน motivates ไปในไม่ทราบสำหรับเขาโอกาส. เป็นที่น่าตื่นเต้นคิดเกี่ยวกับทั้งหมดนี้ torturing ใจแต่สิ่งที่สำคัญคือการที่คุณมี.
คนเหล่านี้ได้สอนคุณเพื่อชมและรับฟัง.
ไม่ทราบว่าพวกเขามีอยู่ของพวกเขาเป็นสำคัญให้ฉัน. วิธีการเปิดเผยค่าจริงของพวกเขาในโลก. พวกเขาอยู่ยินดีหม่นไหม้หรือพวกเขาไม่ทราบ.
ฉันจะนำพวกเขาทั้งหมดในหวังว่าฉันมีเพื่อมนุษยชาติ.
1997 ปารีส

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moiteurs du tropic ความชื้นจากเขตร้อน sur le Maekhong ในแม่ตะ©

Les années s'enfuient mais toujours le fleuve-mère aux seins ronds et chauds, mamelles de lait bombés tendus de peaux ambrés, aréole sombre, mamelon grignoté, la femme Khong, centre des mondes nourriciers et équinoxes des amours, piment rouge laothaï sur le bout de la langue, qui coule en moi comme la sève du ficus où tout commença. Deux larges fruits qui se découvrent pieds nus dans la rivière des toilettes sans pudeurs, le doux sourire de l'aimée sage comme saurait l'être encore une enfant d'un paradis retrouvé.

ปีแต่ห่างมารดาแม่น้ำตลอดทรวงอกและร้อนนมพุงโร udders ขยายผิวหนังอัมเบอร์, มืด areola, บวม eroded หญิงคง, ศูนย์โลกของ equinoxes และชุบย้อมรักแดงพริกใน laothaï เคล็ดลับของฉันลิ้นซึ่งไหลผ่านของฉันเช่นสนามเพลาะ ficus ที่เริ่มทั้งหมด. สองผลไม้ขนาดใหญ่ที่มีการค้นพบตีนเปล่าในแม่น้ำห้องน้ำโดยหิริที่ยิ้มหวานของรักหัวหมอเป็นยังไม่เป็นบุตรของสวรรค์ regained.

 

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Un ange passe et je suis là sur la route de terre rouge

porteuse_maenam

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La photographie que je n’ai pas faite ©

La photographie que je n’ai pas faite ©
Tout au long des voyages mes peurs m’ont accompagnées, mais ma plus grande angoisse est cette photo que je n’ai pas faite. Un petit garçon au nom de Boî, malheureux dans sa plus totale plénitude. Cette histoire que je n’ai pas voulu rejeter m’a rattrapée. Je n’ai pu lui parler, donner le moindre signe d’affection. Cette histoire qui devait être la mienne est celle de ma peur et je pleure si profondément de honte lorsque je l’écris.
On cherche les honneurs et on ne sait se baisser où la beauté de l’âme est certainement la plus pure, celle d’un enfant qui essaie de survivre contre vents et marées, privé d’affection.
Une histoire donc, Boî qui accompagne le bus entre Udonthani et Chiangmaï de 7h30 à 21h00 chaque jour. Il aide de son mieux à l’entretien du vieux véhicule et même au confort des passagers, alerte actif veillant à tout, mais seul au monde, son âge 11 ou 12 ans.
Un solitaire abandonné dans la grande détresse, oublié pour l’amour son droit son dû, écorché vif.
J’ai refusé le petit mot d’amitié, lui prouver qu’il était un être humain utile et intéressant, parler de son bus, de la descente sur pi’lok, ou peut-être une photo, lui posant fièrement, cigarette à la main devant le bus, son seul monde à lui, il n’y a pas eu de photo…
Lui cherchant le dialogue, l’amitié durant 13 heures, moi enfermé dans ma bêtise mon mutisme, ma pauvre petite fatigue, mon manque de courage surtout.
J’ai eu peur de sa profonde misère, outrageante, aveuglante, effrayante, la mienne, ce rat, le cafard ou l’araignée.
Je ne l’ai pas vu descendre, lui la pièce maîtresse de ce bus, il s’est éclipsé seul dans la nuit de Chiangmaï, cette nuit si lourde, seul au monde. Je ne lui ai pas dit au revoir. Je n’ai compris que trop tard que j’avais commis une grande faute, je n’ai pas su mesurer sa détresse ou trop bien peut-être. J’ai pris conscience que ce désespoir est le mien, mon égotisme, je ne suis pas entré dans la fente, le doigt divin.
Je dédits mon travail à tous ces enfants abandonnés dans la lumière, aux yeux de tous les adultes responsables, incapables d’aimer ceux qui ne sont pas les nôtres.
Je te donne la main petit, ta petite main amicale, courageuse, sauvage et noire. Tu es plus fort, pardonne ma faiblesse, pardonne nous si pauvres adultes, envahis par l’émotion, oubliant le cœur généreux dans l’action.
J’ai commis un jour cette terrible injustice de l’indifférence, et la lâcheté la plus méprisable qui soit. Je pleure ma faute, Boyle je ne t’oublie pas, toi qui me montre le chemin du courage, le chemin des grands hommes. J’aurai aimé ne pas écrire cette page si pénible de ma vie, de mon inaction.
Record Chiang Maï 1998

F.M Paris 1999
Textes et Photos droits réservés : françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris 2007-2008 All rights reserved
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Le pays de la liberté, G manset 2008
"
On m'a dit que c'est tout à coté
Le pays de la liberté
Le pays
"
J'ai vu des hommes décharnés, j'ai vu des femmes
Des enfants aux cheveux orangés, j'ai vu des larmes
J'ai marché, j'ai marché, j'ai marché, mais je n'ai rien trouvé
On passe tout à coté de la vie, à grands coups de pinceau
On passe tout à coté de la vie
J'ai marché, j'ai marché, j'ai marché, j'ai marché
J'ai marché, j'ai marché, j'ai marché, j'ai marché
J'ai marché, j'ai marché, j'ai marché, j'ai marché
j'ai marché...
"
On voit des mains des bras tendus, on coit que c'est des mats
Où claquent toutes les guenilles
J'ai croisé des hommes décharnés, des enfants couverts de bleus
Qui perdaient leurs dents, perdaient leurs cheveux
mais j'ai bien vu dans leurs yeux :
"
Mais c'est où mais c'est où mais c'est où
Mais c'est où mais c'est où mais c'est où
Mais c'est où mais c'est où mais c'est où
Mais c'est où ?
"
On m'a dit que cest tout à coté, le pays de quoi, de la liberté
j'ai cherché j'ai cherché, j'ai cherché j'ai cherché, j'ai cherché...
il parait qu'il me pendait au nez, mensonge, mensonge, mensonge
Il parait qu'il me pendait au nez, mensonge
"
On voit des hommes décharnés, tendre la main à qui
avec une plaie sur le coté, où l'on boit, où l'on boit, où l'on boit, où l'on boit
J'ai cherché j'ai cherché, j'ai cherché j'ai cherché
J'ai cherché, j'ai cherché, j'ai cherché...
on voit des hommmes décharnés, tendre la main à qui
certains disent même que c'est tout près, qu'on marche parfois dessus...
"
Mais c'est où mais c'est où mais c'est où
Mais c'est où mais c'est où mais c'est où
Mais c'est où mais c'est où mais c'est où
Mais c'est où ?
"
On m'a dit que c'est tout à coté, le pays de quoi, de la liberté
J'ai cherché, j'ai cherché, j'ai cherché, J'ai cherché, j'ai cherché...
Mensonge, mensonge, mensonge, mensonge
Mensonge, mensonge, mensonge
"
Gerard Manset 2008
A qui n'a pas aimé
A qui n'a pas connu l'amour,
N'a pas aimé,
A qui n'a pas touché
Ses lèvres embaumées,
N'a pas senti sur lui
Son regard lourd,
Ses yeux de maladie,
De fièvre désarmée.
A qui n'a pas touché du doigt
La plaie profonde,
La déchirure de l'être aimé
Que tout inonde,
L'or qu'est devenu
Sans qu'on l'ai voulu
Le quotidien des choses
De la banalité,
Comme une plante arrachée
A la terre, au fumier,
Comme une main
Qu'on a lâchée
Mais c'est sans doute là-haut,
Dans la félicité,
Que ceux là seront atteints
De cécité
Et réunis sans devoir se cacher,
Aveugles sur le monde
Et sur sa cruauté
Comme une fleur arrachée
A la terre, au fumier,
Comme une main
Qu'on a lâchée.
A qui n'a pas subi sur lui
Cette caresse,
A qui n'a pas touché du doigt
Cette herbe épaisse
Qui frissonne et se courbe
Comme avant
Mais ces trous sont ses yeux
Par où passe le vent
Et tout ceci finit par m'être indifférent.
Peut-être disparaître
Dans le pli du néant,
D'avoir été ensemble,
De n'être plus
Que ce qui dans les larmes
Et dans l'eau se dilue
Comme une plante arrachée
A la terre, au fumier
Qui par sa tige reste attachée
Et ne peut ni grandir ni périr ni passer,
Simplement dépérir,
A qui n'a pas aimé.
Gérard Manset 1994

 

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23 juin 2010

Tai Oratai -ต่าย อรทัย Gin Kow Reu Young

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ต่าย อรทัย - Bau Hug Bau Taung Song Sarn

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Visâge sous les palmes© ใบหน้าใต้อินทผลัม

Il m’en a fallut du courage
Il m’en a fallut des naufrages
Il m’en a fallut des escalades
Il m’en fallut beaucoup
Pour être auprès de toi mon amour
Te reconnnaitre pour toujours
A jamais sans amour
Il m’en a fallut des visâges
Il m’en a fallut des rivages
Il m’en a fallu des mirages
Il m’en a fallut
Pour te reconnaitre mon amour
Pour te reconnaitre mon amour
Et voir en toi mon amour
Ton sourire sur moi
Mon amour
Mourir avec toi pour toujours
Me nourrir de toi
Je t’ai reconnu ton visâge
C’est celui de l’amour
Les longs chemins sans toi furent blessures
Inutiles sans toi, déchirures
Abandonné de toi
Mais j’ai cherché à t’oublier
Inutile folie, je suis revenu
Les mains vides
Voudras-tu de moi mon amour
Il se consume de toi
J’ai vu la montagne
Annonçant le retour vers toi
La nature chantait pour toi
La paix était en moi
Te revoir avant de périr
Et une dernière fois ton sourire
Sur moi se posera
La route fut difficile
Rugueuse et vide
Comme un écho lointain
Personne a qui parler
Une ombre de toi chaque fois
Aile d’un oiseau sur moi
J’ai senti l’amour
Ton regard ce soir là
Me disant reviendras- tu ?
Je n’ai su que répondre
Peut être
La flamme n’est pourtant pas éteinte
Tout au fond de moi l’étreinte.

Textes et Photos droits réservés : françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris All rights reserved


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09 juin 2011

Les pollens du temps© ที่เรณูเวลา

C’est bien de tout cela que je quittais sans émotions. Après avoir tout expliqué, décortiqué mille fois, face à des gens sans vie…. Non vraiment c’était trop de les voir s’embourber dans leurs connerie crasse. Je ne supportais plus ce théâtre sans surprises, peut-être m’éloignais-je sans le savoir du monde des hommes en tout cas je ne voulais plus traiter avec l’ennemi.

Où puis-je situer cette rupture, à bien y réfléchir probablement dès l’origine.

Depuis ce jour où l’on voulu que je devienne un autre.

Luttant à ma force d’enfant déséspérement, je ne pouvais lutter et l’on m’emmena sur cette route inutile tant d’années qu’il devint urgent et pratiquement impossible de revenir en arrière, à ce moment ou encore vierge de tout, les possibilités s’ouvraient sous mes pieds comme un chemin moussu parsemé de fleurs.

Pourtant ils ont fait du bon boulot les chacals, cheveux gris visâge fatigué et éteint, usé par la lutte impossible, je m’avançais vers l’innacomplissement de ma vie, le ciel s’assombrissait drôlement, le corps m’abandonnait tout doucement le salaud, chaque jour grignoté à l’ami.

Le destin frappa à nouveau dans ma vie celui d’une tiède journée d’automne à Paris sous forme d’une femme, bien évidemment peut-être le croiriez vous et bien non ce fut sur une simple décision existentielle construite ainsi : es-tu assez fort pour transformer le rêve en réalité en retournant simplement ta vie dans l’autre sens et voir la mer qui t’attends.

C’était l’espoir d’échapper à cette masse gluante qui finalement me suceaient à petit feu tout en objectant sur ce que j’étais.

Ils fallaient leur dire qu’ils n’étaient des rien dutout, que j’étais tout.

Je les laissaient libre d’abandonner leurs destins massés devant les écrans où de l’amour, plus une parcelle ne semble s’y trouver depuis bien longtemps.

Debout et bien droit l’esprit libre de toute compromission je me promis de ne jamais oublier ce que j’avais vu, oui la folie, oui la violence, le désir sans matière, l’ennui...les couleurs de la palette merveilleuse étaient parti.

L’ami aussi était parti loin d’eux, je me félicitais de ce choix, parfois mais de moins en moins je m’inquiétais de leur sort, c’était eux ou moi, j’ai sauvé ma peau de chien à temps, oh pas dans un rêve onirique de bonheur bleuté, non la justesse de ses actes la réponse à chaque seconde à mes questions.

Je ne réfléchissais plus, j’étais ce que je suis ma nature terre d’experience et de renouvellement permanent de désirs avoués puis rejetés, une ombre avec ombre un corps avec corps, un esprit avec une matière vivante que je pouvais palper et malaxer dans mes mains autant que je voulais, quand je le voulais.

finalement le mouvement ne fût que mouvement mais il était ma liberté retrouvé.

Les canines de mon visâge, vêtue de marbre vert.

J’endosse le manteau du sacrifice du fond de mon antre de coton, il suggère un peu de son âme.

Textes et Photos droits réservés : françois montagnon © Ta-Nõn.FM.Paris 2007-2008 All rights reserved


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